Peut-être avez-vous raté la messe du 23 août dernier ? Si vous y étiez, vous n’avez pu manquer d’entendre et d’écouter ce fameux extrait de saint Paul sur l’homme et la femme (Ep, V, 21-32) :

Frères, par respect pour le Christ, soyez soumis les uns aux autres ; les femmes, à leur mari, comme au Seigneur Jésus ; car, pour la femme, le mari est la tête, tout comme, pour l’Église, le Christ est la tête, lui qui est le Sauveur de son corps.
Eh bien ! si l’Église se soumet au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes à l’égard de leur mari.
Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ : il a aimé l’Église, il s’est livré pour elle ;
il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie ;
il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ; il la voulait sainte et irréprochable.
C’est comme cela que le mari doit aimer sa femme : comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s’aime soi-même.
Jamais personne n’a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C’est ce que fait le Christ pour l’Église,
parce que nous sommes les membres de son corps. Comme dit l’Écriture :
A cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère, il s’attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu’un.
Ce mystère est grand : je le dis en pensant au Christ et à l’Église.

Avez-vous bien lu ? « Vous, les hommes, aimez votre femme à l’exemple du Christ« .

Donc saint Paul attend de moi (à l’égard de mon épouse) le dévouement que le Christ a eu pour les hommes ?
Que je me dévoue à chaque seconde pour elle, toujours disponible ?
Que je sois prêt à marcher des heures durant, à me priver du minimum de confort, si c’est nécessaire ?
Que je sois prêt à lui laver les pieds (ou toute autre épreuve humiliante) ?
Que je sois prêt à mourir pour elle ?
Bref, que je lui voue un amour sans limite, à l’image de l’amour que Jésus a eu pour nous ?

Et mes droits d’individu ? Et mes propres plaisirs ? Et mon propre temps libre ?

Face à une telle charge que saint Paul confie à l’époux, la femme a beau jeu de se dire : « un amour si grand ? aucun problème, je m’y soumets » !

Précision : ce billet n’a pour mission que de faire ressortir que saint Paul n’était pas misogyne, et que ce qu’il attend de l’homme rend la « soumission » (c’est-à-dire l’acceptation d’une telle attitude) de la femme évidente, naturelle. Une femme qui refuserait un tel époux ? ce serait scandaleux !

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