J’entame une petite série « Le saviez-vous ? » sans grande prétention. D’ailleurs, je commence petitement.

Jusqu’au début du XVIIIe siècle, le roi touchait les écrouelles (maladies de peau) pour les guérir (cf. ce livre sur le sujet) en prononçant les mots : « Le roi te touche, Dieu te guérit. »

Sous Louis XV (1715-1774), la formule est devenue : « Le roi te touche, Dieu te guérisse. » Toute la rationalisation engagée par l’esprit des Lumières a, plus ou moins directement, engagé à plus de prudence…

La différence est la même entre « Amen » et « Ainsi soit-il ». Amen signifie plutôt « Ainsi est-il », ou « En vérité » (d’où les alternatives dans certaines traductions des Evangiles, pour les paroles de Jésus : « Amen, amen, je vous le dis » et « En vérité je vous le dis »).

Donc lorsque dans la liturgie vous êtes amenés à prononcer le mot « Amen », cela devrait signifier pour vous quelque chose comme : « Ca, c’est bien vrai ! » C’est une affirmation de foi, et non une expression de souhait.

Ce qui n’a l’air de rien. Mais lorsque le prêtre vous bénit, ça prend tout de même une autre signification !

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