Je ne suis pas encore dans le ton pour être convaincant dans mes billets. Le métier rentrera peut-être peu à peu.

Donc, pour une chose que je disais très mal ici (à savoir : la mission de l’Eglise est de témoigner, non de communiquer) je vous renvoie plutôt à la lecture de cet article-là, bien mieux écrit.

J’en profite pour m’étonner de ces catholiques qui voudraient que le pape démissionne (mentionnés dans l’article en question). Je ne m’étonne pas des proportions qu’il donne : je m’étonne que les sondeurs n’en profitent pas pour poser, en même temps que la question « Etes-vous contre ou pour le pape ? », la question suivante : Quel catholique êtes-vous ?

Je ne parle pas des catholiques de gauche, du centre ou de droite. Je parle de ces subtiles nuances qu’on nous ressort chaque année, du genre : 76% de la population française se dit de « culture catholique ». Dont 22% se déclare pratiquante — dont 12% dit aller à la messe tous les dimanches.

Ceux qui, catholiques, se déclarent en faveur de la démission du pape, sont-ils dans les 12% des 22% des 76% ? Ou bien sont-ils plutôt dans l’immense partie de la population française qui, baptisée quarante ans auparavant, n’a pas revu d’hostie depuis le mariage de leur neveu l’été dernier ?

Je ne dis pas que ceux qui se déclarent catholiques mais qui en réalité ne « pratiquent » pas ne sont pas catholiques. Je ne prétends même pas qu’ils n’aient pas le droit de réclamer la démission du pape. Mais je viens, là encore, témoigner : en ce qui me concerne, ces retrouvailles hebdomadaires des prêtres m’ont toujous apaisé face aux débats de société à l’encontre du Vatican.

Pourquoi ? Parce qu’une fréquentation de ces prêtres, et des paroissiens, me donne une autre image du concept « Eglise », une autre version de son discours, que celle que dénoncent les articles redondants de la presse et des blogs.

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